Les mammifères dépendants
Quelques types de mammifères restent dépendants, des mères de nombreux mois, voire des années ; c'est le cas des primates (y compris l'homme), des baleines et des éléphants.
D'autres, comme les rongeurs, sont sevrés en moins de 3 semaines. Quelle que soit la durée de cette dépendance, on peut la définir comme une interaction entre 2 individus de la même espèce. Même ceux que l'on nomme des espèces solitaires, comme le bandicoot australien ou l'orang-outang, qui, adultes, n'ont d'interactions sociales que pour l'accouplement, sont en liaison étroite avec leur mère pendant leur jeune âge.
Tous les autres comportements mammaliens ne sont pas purement d'ordre social. Il s'agit des comportements nécessaires à l'entretien du corps, tels que la nourriture, la toilette, la miction, la défécation, et le regroupement.
Le comportement d'entretien
Il est difficile de dissocier totalement des comportements sociaux, car les 2 sont souvent liés. Par exemple, uriner est une nécessité biologique associée aux processus physiologiques d'excrétions de l'azote. Les vaches, les phoques, les baleines, les chiennes et les souris femelles émettent simplement de l'urine quand la distension de la vessie atteint le point de stimulation du centre de la miction situé à l'arrière du cerveau. Après la miction, les récepteurs de la paroi de la vessie se relâchent, le flux des messages au cerveau s'arrête et le besoin d'uriner cesse de se faire sentir.
Les chiens, les souris mâles et de nombreux autres mammifères toutefois n'urinent pas de cette façon. Chez eux, l'hormone sexuelle mâle produite par les testicules, la testostérone, joue un rôle ; l'urine est déposée dans des points particuliers entourant l'espace fréquenté par l'animal et où d'autres mâles sont susceptibles de parvenir. C'est un exemple de marquage territorial. Ainsi des comportements sociaux se trouvent parfois imbriqués.
Il en est de même pour le comportement alimentaire. De nombreux carnivores s'associent pour la chasse. Ainsi que la toilette qui joue un rôle important chez les primates. Dans tous ces cas, la motivation et l'entretien du corps est sous-jacente ; l'aspect social est lui surimposé.
Photo : Une lionne et ses petits