*** Le comportement social ***

*** Le comportement social ***
On peut diviser le comportement social en 4 catégories principales : le jeu, la hiérarchisation, l'acquisition d'un territoire et le comportement sexuel.
Le but de tous ce comportements est de distinguer tous les individus les plus aptes, permettant à ceux-ci seulement de s'accoupler et de transmettre leurs gènes.
La notion d'égalité n'a pas sa place dans la nature.


Photo : Impalas mâles.

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 09:41

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:39

*** Le comportement social ***

*** Le comportement social ***
Le jeu

Le jeu est une forme particulière du comportement social pratiqué par les jeunes des primates et des carnivores, en particulier les chiens, les chats, les belettes et les mangoustes. On peut aussi l'observer occasionnellement chez les agneaux, les poulains et les veaux.
Le jeu permet de développer l'adresse. Beaucoup de carnivores simulent des combats durant lesquels ils apprennent l'attaque. Les primates sont les plus sociaux de tous les mammifères et permet d'établir des relations sociales.
Le jeu leur enseigne aussi comment réagir aux signaux émis par un autre individu qui indiquent, son statut social et son humeur.


La hiérarchisation

De nombreux mammifères ne vivent pas continuellement au même endroit et se déplacent d'un lieu à l'autre. Dans n'importe quel groupe, un signe distinctif met en valeur les mâles dominants ; il peut-être visuel comme chez les babouins ou les cervicapres chez lesquels seul le mâle dominant est noir, acoustique comme chez le singe hurleur d'Amérique du sud...
Dans tous les cas, les dominants pratiquent la majorité des accouplements.


Photo : Chamois

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 09:46

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:37

*** Le comportement social ***

*** Le comportement social ***
L'acquisition d'un territoire

Un grand nombre de mammifères sont territoriaux, ce qui signifie que les mâles luttent pour s'approprier une portion de l'habitat et en chasser tous les autres mâles. Le territoire peut être très grand, comme c'est le cas chez les grands félins, renfermant assez de nourriture et d'autres ressources pour élever une famille, ou bien un espace tout juste assez grand pour contenir le mâle et ses épouses.
Les combats territoriaux peuvent être acharnés mais, en règle générale, le perdant n'est pas tué.

Le comportement sexuel

Le comportement sexuel des mammifères peut être court et rude, comme il peut être stylisé et ritualisé. Le fait que l'accouplement soit du au hasard comme dans ces 2 exemples, ou que le mâle et la femelle se joignent pour la vie.
Chez nombre d'espèces, la proximité immédiate du mâle provoque les chaleurs de la femelle et les tentatives d'accouplement ne s'effectuent qu'à cette période. On pense que les phéromones, ou odeurs signalétiques contenues dans l'urine des mâles stimulent le système reproducteur des femelles.


Photo : Couple de lions

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 09:52

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:37

*** Les espèces en danger ***

*** Les espèces en danger ***
Des espèces ont disparu depuis que les premiers êtres vivants ont colonisé la terre, il y a 3,5 milliards d'années environ. On estime que de 250 à 500 millions de différentes formes vivantes ont existés durant ce grand laps de temps et que 98% d'entre elles se sont graduellement éteintes ou ont été remplacées par de nouveaux types.
Le taux moyen mondial d'extinction de toutes les espèces pendant cette période oscille entre 1 espèce en 1000 ans au minimum et 1 par an au maximum. Mais le processus s'est accéléré. Partout sur terre les espèces disparaissent à un rythme plus rapide : que se soit des oiseaux, des poissons, des plantes, des mammifères, des invertébrés ou des reptiles.Et elles ne sont pas remplacées...



Le « spasme de l'extinction »

Le nombre de formes vivantes actuelles se situe entre 3 et 10 millions d'espèces dont la moitié vit dans les forêts humides tropicales.
Nul ne connaît exactement leur nombre car des millions peut être (surtout des invertébrés comme les insectes ainsi que les végétaux inférieurs) sont encore à découvrir et à nommer. Les zoologistes sont toutefois certains qu'il existe environ 4300 sortes de mammifères. C'est tout.
Les scientifiques estiment qu'entre 1600 et 1900, 75 espèces ont été exterminées, surtout des oiseaux et des mammifères. 75 autres disparurent entre 1900 et 1960. Depuis, la progression s'est accélérée.
Déjà, les données de la CITES (convention sur le commerce international des espèces en danger) recensent 500 espèces de mammifères « à risques », comprenant les grands félins, les primates et tous les cétacés.
Le docteur Norman Myers, écologue britannique, avertit que dans les 20 à 25 prochaines années, nous devons nous attendre à perdre au minimum 1000 espèces de plantes et d'animaux par an et, au maximum, une centaine par jour !
Si cette accélération se poursuit, ceux des lecteurs encore vivants en 2015 auront été témoins de la disparition de peut être 1 million d'espèces vivantes. Une évolution aussi rapide et violente n'a jamais eu lieu dans toute l'histoire de la terre. On l'appelle le « spasme de l'extinction ».



Photo : Furets à pieds noirs

# Posté le samedi 14 janvier 2006 13:50

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:37

*** Les espèces en danger ***

*** Les espèces en danger ***
Le facteur humain

Quelle est la cause de cette crise et comment a-t-elle commencé ? L'explosion de la population humaine est sans doute un facteur essentiel. Il ne nous a pas fallu longtemps, en temps géologique, pour nous assurer la domination sur les autres mammifères. Depuis que nous sommes devenus des chasseurs adroits et des accumulateurs de nourriture, nous avons délibérément utilisé les mammifères comme source de nourriture, de lait, de vêtements, de chaussures, d'armes, d'outils et d'huile. Et au cours du dernier millénaire, nous avons conquis tous les coins et recoins de la planète.
Nous commandons la terre avec nos sociétés hautement organisées, nos moyens de transport et de communication incroyablement sophistiquées, notre armement et nos modes toujours plus exigeants d'agriculture et des exploitations des océans.
En même temps, le nombre d'humains a considérablement augmenté. Nous constituons maintenant la menace majeure pour la plus grande partie des formes de vie et la cause de l'appauvrissement biotique.
Un facteur clé a été la transformation d'armes rudimentaires en machines à tuer aussi efficaces qu'effrayantes. Autrefois, les chasseurs se servaient de bâtons et de cailloux, puis vinrent les frondes et les lances. Les armes furent ensuite des arcs et des flèches et enfin des armes à feu qui se sont perfectionnées depuis le mousquet à un coup jusqu'au canon lance harpon et aux fusils automatiques à tir rapide.
Les transports se sont développés de la même façon. D'abord les pieds, puis le chevauchement des bêtes de somme, la conduite des bateaux à voiles et des chariots, puis les trains, les avions, les navires et les voitures fonctionnant au pétrole.
Le terrible impact de ces perfectionnements sur la vie sauvage peut être mis en évidence par des exemples précis. Ainsi, des archéologues travaillant sur des « dépôts d'ossements » datant de la fin du Pléistocène (il y a de 100.000 à 10.000 ans) ont trouvé la preuve que les peuplades préhistoriques, en dépit de leur petite taille et de leurs armes rudimentaires, étaient capables de se rassembler pour abattre en grand nombre les mammifères de grande taille de cette ère. Des squelettes avec des pointes de flèches ou des têtes de javelots ont été mis à jour.
Chaque fois que des hommes arrivaient sur une terre nouvelle, il s'ensuivait une vague de disparition. C'est ainsi que peu après la traversée du détroit de Béring vers l'Amérique du Nord, il y a de 10.000 à 15.000 ans, à la fin de la période glaciaire, il y eu une disparition rapide des castors géants, des éléphants, des mastodontes, des chameaux, des mammouths laineux, des tigres à dents de sabre et du bison géant. 50 types au moins de formes appartenant à la grande faune disparurent. Les mêmes extinctions coïncidentes semblent s'être produites en Europe, Afrique, Amérique latine et Océanie.
L'île de Madagascar a connu une invasion humaine plus tardive. Les Indonésiens arrivèrent environ en l'an 20 et il s'ensuivi la disparition des lémuriens géants, des oiseaux éléphants et des hippopotames nains.
Ni la période glaciaire ni les massacres de Madagascar ne semblent aussi terribles toutefois que les boucheries des temps historiques.
Un armement et des moyens de transport plus performants permettent aujourd'hui à l'homme de chasser les loups et les ours polaires en Alaska. Les chasseurs utilisent de petits avions pour repérer, fatiguer et approcher les loups à terre, tandis que les hélicoptères vont repérer les ours polaires sur la banquise. Les animaux sont alors abattus à terre à l'aide de puissants fusils à lunette. Une technique aussi perfectionnée ne laisse aucune chance à l'animal.



Photo : Un tigre

# Posté le samedi 14 janvier 2006 13:58

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:38